Produit du mois : la tradition du tripou


Plat emblématique des tables aveyronnaises et cantaliennes, les tripous étaient jadis confectionnés dans les fermes en prévision du dimanche matin avant le départ des familles pour la messe.

 

 

 

 

Il existe d’innombrables recettes de tripous. À Laguiole par exemple, les tripous se nomment les « pétites ». Elles se fabriquent suivant une recette de 1864 de Geneviève Bouldoire en utilisant les abats d’agneau.

Mais les tripous les plus connus sont ceux de Naucelle. Cuisinés à partir de panse de veau, ils doivent leur notoriété à la construction de la voie ferrée Toulouse- Rodez qui « exporta » ce plat hors du Rouergue et en fit le casse-croûte du matin. La recette aurait été « fixée » par Mme Fraysse qui officiait comme cuisinière à l’hôtel des Voyageurs de Naucelle.

De nos jours, même si beaucoup préfèrent déguster les tripous au déjeuner ou au dîner, ils restent traditionnellement un plat du matin : pas une fête de village aveyronnaise ne saurait avoir lieu sans le fameux petit-déjeuner aux tripous.

Il est coutume de déguster les tripous très chauds, parfois même gratinés au four pour les plus gourmands, mais toujours avec des pommes de terre vapeur. L’astuce est d’écraser sa pomme de terre afin de ne pas perdre une goutte du bouillon onctueux et savoureux qui accompagne le plat.

 

 

 

 

Vous avez une mauvaise image des tripous ? Vous êtes persuadés que vous n’aimerez pas ? Laissez-vous tenter par les tripous La Naucelloise et leur bouillon aux arômes subtils. Un plat sain, goûteux et très pauvre en matière grasse.