Vie de nos fermes : La collecte des noix


 

En octobre, en Aveyron, c’est le moment de récolter les noix.

 

Ici, très peu de grands vergers, mais plutôt des arbres disséminés ici et là, qui servent de points d’ombre aux brebis et aux vaches. La récolte se fait à la main, souvent en famille, pour apporter un petit complément de revenu ; ce qui laisse bien souvent des traces sur les doigts des enfants quand le lundi, ils arrivent à l’école avec les doigts teintés de brou de noix.

La récolte commence quand le brou s’ouvre et laisse apparaître la coque. C’est ensuite une course contre la montre avec les pies ou les rongeurs bien décidés à se régaler avant nous. C’est ainsi que beaucoup de noyers naissent dans les murs en pierre sèche, issus d’une réserve oubliée par un écureuil étourdi.

Les noix récoltées sont ensuite brossées pour les débarrasser des restes de filaments et de brou.

Pour autant, elles ne sont pas encore prêtes à être consommées. Il reste une étape primordiale : le séchage, qui va permettre une bonne conservation du fruit, d’où l’appellation de fruit sec ! Pour les faire sécher, on les étale en fine couche au soleil dans un grand bac à fond grillagé. Il faut alors les brasser régulièrement pour permettre à toutes les coques de sécher.

 

Vient alors le mois de novembre où bien sèches, elles sont prêtes à rejoindre les étals. La culture de la noix est très présente en Aveyron. En témoigne ces vieux moulins adossés à de petits torrents et qui, aujourd’hui encore, fabriquent la fameuse huile de noix. Celle du Moulin Méjane est un régal ; à déguster notamment en salade.

À l’apéritif, il est aussi très fréquent en Aveyron de proposer du vin de noix élaboré avec les noix du grand arbre, au fond du champ des brebis ou des canards.

 

Un petit vin de noix de la Cave Les Vignerons du Vallon, une tranche de pain Régalou frais tartiné de Roquefort recouvert d’un peu de miel des causses… Elle est pas belle la vie ?